En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'installation de cookies sur votre terminal. Plus d'informations sur les cookies











FLASH INFO

     Flash info

        

Mairie
La Croix Comtesse

16 rue des Chaumes
17330 - La Croix Comtesse
Tél.Fax : 05 46 24 60 52

la-croix-comtesse@mairie17.com

LES COIFFES

 

LA SAINTONGEOISE

 

 

        La coiffe dénichée dans la vieille malle d’un grenier, dans le fatras d’une brocante ou trônant majestueusement dans la vitrine d’un musée apparaît aujourd’hui comme un objet inerte.

        Pourtant, pour celui qui sait lire entre les lignes du patrimoine, pour le chasseur d’images du passé, pour l’explorateur du souvenir, la coiffe est le reflet des âges de la vie de plusieurs générations de femmes.

  • Symbole des moments de fêtes, des réjouissances, des plaisirs partagés : bonnets de baptême, coiffes de noce,
  • Symbole des dures journées de labeur : coiffes de travail,
  • Symbole des larmes et peines : coiffes de deuil.

       La coiffe traduit également le souci de se démarquer, c’est un signe de reconnaissance, un attribut qui s’exprime par la diversité des formes, des ornements d’une province à l’autre, d’une région à l’autre et parfois même d’une paroisse à l’autre.

      La coiffe évoque enfin de multiples gestes de femmes perdus de nos jours, doigts experts et habiles des dentellières, des lingères, des repasseuses.

      Élément de la parure féminine, son port n’a duré (si l’on excepte les bonnets de travail antérieurs à la Révolution) qu’à peine un siècle, depuis les environs de 1820 jusqu’à 1914. Elle témoigne de l’apogée des campagnes. Il est difficile de comprendre « la coiffe » son rôle et son utilité. Elle ne s’inscrit plus aujourd’hui dans un contexte de vie quotidienne.

ORIGINES

      Les origines de la coiffe en Saintonge et en Aunis remontent à la nuit de temps. Tout ce qu’on sait, c’est que, lorsque les romains sont arrivés en Saintonge, les femmes portaient le « cucullus », sorte de bonnet pointu en étoffe enserrant la tête et cachant les oreilles, peut-être l’ancêtre le plus ancien de la petite coiffe en sabot de St Jean d’Angély.

      On ignore tout des coiffes féminines durant le Moyen Âge et la Renaissance qui devaient être très simples. Un linge blanc enserrait la tête et parfois le cou. Plus tard, un bonnet d’étoffe à brides, ou à serre-tête étroit fut longtemps porté dans les campagnes.

      A partir du 17ème siècle, les coiffes étaient très simples, en mousseline tout unie, sans aucune dentelle ni broderie.

      Le 18ème siècle vit naître en Saintonge et en Aunis le début d’une grande prospérité matérielle : brûlage systématique du vin pour en faire de l’eau-de-vie. La Révolution de 1789 survint. Période dure et trouble qui se termina par l’abolition des privilèges de la noblesse et des fameuses « loi somptuaires ».

      De 1789 à 1820, les événements se succédèrent à une vitesse vertigineuse. On commença à voir des coiffes brodées un peu après l’Empire. Les femmes des riches vignerons de la province se mirent à faire assaut d’élégance aux fêtes, mariages, baptêmes.

      Peu à peu, elles découvrirent la tentation des belles dentelles. Vers 1850, la mode des grandes coiffes superbement ornées était lancée. De 1860 à 1890 environ, ce fut un enchantement.

      Les gros nœuds de tulle ou de mousseline fixés derrière la nuque firent place, vers 1870, aux grands rubans de moire ou brodés de fleurs crème. Une belle coiffe coûtait fort cher. Une femme aisée se faisait faire deux grandes coiffes de fêtes dans sa vie.

      Le désastre du phylloxéra de 1895 entraîna la mort des magnifiques châteaux de dentelles et de broderies que les femmes portaient comme la preuve éclatante de leur richesse. Des bonnets plus modestes, mais fort jolis, prirent le relais.

      Une anecdote : 3 sœurs, toutes 3 couturières et qui portaient si joliment la « Saintongeoise1 » avec ses grands rubans brodés, firent scandale à un mariage célébré en 1895 à Villeneuve la Comtesse : elles avaient mis des chapeaux ! Cette hardiesse était comparable à celles des premières jeunes femmes qui se firent couper les cheveux en 1925. Sûrement, les premières mini-jupes firent moins jaser à Villeneuve que ces 3 chapeaux-là !

La Saintongeoise1

      C’est le nom que l’on donne au bonnet ancien qui se rencontre sur les communes de Villeneuve la Comtesse, La Croix Comtesse, Loulay mais aussi dans les cantons d’Aulnay de Saintonge et de Brioux sur Boutonne.

      La coiffe se présente avec un fond plat, formant saillie par rapport à l’entrée de tête. Un arceau métallique, passé dans une bonnette de toile fine, assure le maintien du fond ovale et souple.

      La bonnette reçoit à l’avant une large passe en satin blanc, soigneusement garnie à plat d’une bande de dentelles.

      Le tour de tête est ainsi embelli, la passe retombant au niveau des oreilles suivant un arrondi plus ou moins grand.

      De plus, pour enrichir et rendre la coiffe plus belle encore, un plissé de tulle, cousu à un galon, se fixe en arrière sur la passe et montre ses deux rangs de tuyautés.

      Enfin, pour compléter l’assemblage, une garniture de dentelle entoure le fond, parfois blanc mais quelquefois de couleur très pâle : crème, bleu léger et mauve et se tend vers l’avant, se terminant elle-même par un autre tuyauté indépendant (voir photos page précédente)

http://parole-et-patrimoine.org/coiffes/coiffes-ici-et-la/les-types-de-coiffes/5-la-saintongeoise

 

 

 

 

HISTOIRE DE LA COIFFE.pdf

18013 visites
<Calendrier>
Septembre 2017

a3w.fr © 2017 - Informations légales - lacroixcomtesse.monclocher.com